Après des décennies d’abondance, nous devons revenir à une esthétique de la nécessité, dans laquelle, l’expression métaphorique, la beauté, et la mise en oeuvre, l’utilité, seraient à nouveau réunies. La priorité donnée, autrefois, à la représentation doit aujourd’hui revenir à l’usage, et à l’usager.
La qualité environnementale nous ramène à une attitude ancestrale visant à établir un équilibre harmonieux entre l’homme et la nature qui l’entoure. Ce rapport renouvelé entre architecture et écologie redécouvre la relation de l’architecture au lieu, à la morphologie et au climat. Il prend en considération la diversité des exigences de ventilation naturelle et d’illumination : il est promoteur d’une nouvelle sensibilité.
Il nous invite, par ailleurs, à revenir à l’idéal initial du fonctionnalisme, dérivé de la biologie et à se réenraciner dans son substrat culturel et régional, ce qui implique la tâche paradoxale de rendre le bâtiment à la fois plus primaire et plus raffiné :
Plus primaire, afin de retrouver son rôle premier d’intermédiaire dans la relation de l’homme au monde.
Plus raffiné, d’autre part, car il doit s’adapter aux systèmes cycliques de la nature en termes de matière et d’énergie, comme un voilier il s’adaptera aux diverses conditions climatiques.
Cette démarche suppose une conscience renouvelée de la durée, et offre la possibilité de communier avec ses ancêtres et sa descendance. En effet, la qualité environnementale établit un rapport à une durée qui dépasse largement celle de l’existence, et de nos responsabilités individuelles.